Le Canada compte près de 850 FinTech sur les 6000 qui existent dans les Amériques. Ce ratio est assez élevé, surtout compte tenu du fait que le PIB du Canada est un dixième du pays au sud de notre frontière. Ces FinTechs sont à l'origine de la création d'environ 27,000 90 emplois dans les principales catégories telles que les paiements, la finance et la comptabilité, la technologie de l'assurance, la technologie de l'investissement et les prêts alternatifs. Aussi prometteur que tout cela puisse paraître, le Bureau de la concurrence a déclaré sans ambages dans une étude récente que «Malgré l'attention que suscite la FinTech, le Canada est en retard sur ses pairs internationaux en ce qui concerne l'adoption de la FinTech. Ce manque d'adoption est attribuable à l'entrée très restreinte dans le secteur bancaire canadien et à la structure oligopolistique qui en résulte, où six banques canadiennes contrôlent bien plus de XNUMX% des actifs bancaires canadiens. Ces banques ont été très lentes à adopter des technologies de rupture pour donner accès à leurs clients à des produits innovants. C'est dans cette notion d'innovation que la Finance Islamique peut jouer un rôle, en particulier lorsqu'il s'agit d'utiliser des structures alternatives pour créer un produit avec moins de risques associés que son homologue dans le système conventionnel.

Malgré cet obstacle, il y a des raisons d'espérer. Entrez les investisseurs en capital-risque du Nord, notamment Portag3 dirigé par Paul Desmarais III, dont la famille contrôle PowerCorp, et dont la division de capital-risque a investi plus de 400 millions de dollars dans l'espace Fintech canadien. De même, Holt Accelerator basé à Montréal, au Québec, dirigé par Brendan Holt Dunn, plus connu pour son rôle dans la direction du Holdun Family Office, fait sa marque en incubant et en accélérant les 10 meilleures startups technologiques au cours d'un programme d'entraînement de 12 semaines par an. Cela a permis à Montréal d'être le principal hub mondial d'intelligence artificielle et d'apprentissage profond grâce à des partenariats et des investissements menés par des entreprises technologiques notables telles que Google, Microsoft, IBM, Facebook et Samsung pour n'en nommer que quelques-unes. Ces deux familles ont pris l'initiative de lutter contre notre système bancaire obsolète et fermé dans l'espoir de le perturber complètement grâce à un soutien étendu au développement de la FinTech.

Le gouvernement canadien procède actuellement à la mise à jour de sa loi sur les banques. Des modifications seront apportées à 2019. Malgré les objections des grandes banques, la nouvelle législation devrait imposer un niveau de «banque ouverte» similaire à ce qui a été mis en place récemment au Royaume-Uni, en Europe (PSD2) et en Australie.

La compétitivité du régime fiscal canadien des entreprises est étayée par une analyse par une tierce partie. Dans sa publication, Payer les taxes 2016, PricewaterhouseCoopers (PwC) a analysé de manière rigoureuse l’impact de toutes les taxes fédérales, provinciales et municipales sur les opérations commerciales après avoir tenu compte des déductions et des exemptions autorisées. PwC a conclu que le taux d'imposition total des entreprises au Canada est le deuxième plus bas du G20 (après l'Arabie saoudite).

Selon Ernst & Young's 2017 Fintech Adoption Index, Le Canada affiche le troisième taux d’adoption des technologies FinTech (18%) le plus bas sur les marchés 20, la moyenne étant de 33% et la plus élevée de 69% en Chine. Le taux d'adoption au Canada a eu tendance à augmenter depuis 2015, où l'adoption était à 8%. Cette tendance à la hausse a entraîné une pression croissante à la fois sur les FinTech et les institutions financières pour créer des produits de services financiers plus simples, plus transparents et centrés sur le client.

Le fonds souverain du CCG gérant actuellement plus de 3 milliards de dollars d'actifs, il est donc possible pour une ou plusieurs entités de se démarquer au sein de l'espace FinTech canadien - notamment en apportant son capital d'investissement dans le but d'investir et d'étendre nos débuts. -up espace. Nous en avons entrevu quelques-uns, notamment avec l'investissement dans les tours de financement ultérieurs de Spotify dans 3 effectué par le Conseil d'investissement d'Abou Dhabi (ADIC). Cela est particulièrement impératif compte tenu du fait que le GCC ne présente pas actuellement un écosystème FinTech profond et que, avec cette opportunité, ces technologies de classe mondiale pourraient être exportées vers le GCC pour profiter à la région dans son ensemble.

Une évaluation minutieuse du paysage canadien est donc encourageante et attrayante pour les investisseurs mondiaux intéressés par les startups FinTech. En plus d'un solide écosystème FinTech, d'un taux d'imposition des sociétés concurrentiel, le taux de change compétitif du Canada (0.734 $ US) est un autre avantage intéressant d'investir au Canada. Avec la pléthore de talents et d'idées disponibles au Canada et le gouvernement fédéral réévaluant sa réglementation, d'autant plus que Toronto est maintenant nommée Maple Valley - la Silicon Valley du nord, attirer des investissements du CCG ne devrait pas être difficile. Étant donné que le système bancaire canadien est 100% conventionnel, la possibilité pour la finance alternative - en particulier la finance islamique, de jouer un rôle et de faire sa marque par le biais de la technologie pourrait être la solution pour une plus grande adoption et pour établir la banque ouverte que nous méritons. en tant que Canadiens.